
“Sam Beam est un génie, sur scène c’est le meilleur. En plus, il est beau le bougre” voilà en substance ce que m’avait dit un garçon de ma connaissance dont je tairais le nom par respect pour sa vie privée et que je soupçonne d’être secrètement amoureux du dit Sam Beam mais c’est un autre débat.
Toujours est-il qu’il dit vrai (ce garçon de ma connaissance dont je tairais le nom par respect pour sa vie privée et que je soupçonne d’être secrètement amoureux du dit “Sam Beam”) déjà sur le dernier point : En effet, dès son arrivée sur la scène du divan du monde (dont je m’étais rapprochée au maximum, sacrifiant ainsi quelques amitiés naissantes avec certains fans), j’ai constaté que le leader d’Iron & Wine à l’allure légèrement christique est plutôt bel homme. En tout cas, assez charismatique, dégageant une sorte de douceur et de coolitude communicatives, il pourrait être gourou pacifiste (ça existe?).
Sur ses autres prédictions, Mon camarade que l’on va appeler ici Jean-Claude pour n’éveiller aucun soupçon, ne se trompe pas non plus : Sam est également extrêmement talentueux (Ses longs cheveux, sa barbe broussailleuse y sont-ils pour quelque chose ? Question intéressante, Pour être la groupie de pas mal d’entre-eux, je me suis souvent demandé pourquoi les musiciens barbus chevelus, sauf quelques rares exceptions, étaient si bons). C’est indéniable, Il y a un petit quelque chose de will Oldham en lui.
Revenons à l’essentiel : ce concert qui a été pour moi une véritable révélation. Tout au long de cette heure et demi, le public a été littéralement transporté par le groupe dont les compositions mêlaient la voix douce pourtant si forte du chanteur (soutenue par celle de sa soeur Sarah) et les mélodies planantes presque psychédeliques mais dynamiques des musiciens (excellents au passage) qui l’accompagnaient à la contrebasse, au piano, à l’orgue mécanique, au xylophone, au violon, le tout dans un accord parfait. Se sont enchainées dans le désordre et entre autres,“Trapeze Swinger” “Lovesong Of The Buzzard”, “Sodom, South Georgia” “boy with a coin” “house by the sea” et j’en passe….Après deux rappels, un tonnerre d’applaudissement, des remerciements humbles, Sam et sa troupe s’en sont allés, discrets. Je suis rentrée, apaisée en fredonnant sur le trajet “there’s a house by the sea, Two jealous sisters, they’re waiting for me….”
Je ne peux que remercier Jean-Claude, qui se reconnaîtra, pour m’avoir fait découvrir Iron & Wine à moi qui croyais tout savoir des songwriters barbus (ce qui n’est pas entièrement faux du reste).